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Quand Jean d’Ormesson détruit la communication de Manuel Valls à ONPC – Challenges.fr

Jean d’Ormesson se moque souvent de ses confrères académiciens. « Ce sont des vieux crabes » a-t-il coutume de dire, mi-patelin, mi-désabusé. Force est de constater que dans ce genre, il ne se montre pas maladroit et qu’il ne fait pas bon, même pour un Premier ministre, de tomber entre ses pinces expertes. Jean d’Ormesson est le seul, sur le plateau de On n’est pas couché, à avoir percé l’objectif que poursuivait Manuel Valls sur France 2 ; le seul à avoir perçu la reconnaissance que venait chercher là Manuel Valls ; le seul, in fine, à avoir trouvé les mots les plus justes, donc les plus blessants, pour renvoyer le Premier ministre à ce que certains pourraient être tentés de nommer le terminus des prétentieux.

Oui, le roublard académicien a vu ce que les autres n’ont pas vu. Y compris les commentateurs de l’après-émission: que la seule chose à retenir de l’affaire de la semaine, c’est que Manuel Valls prétend se poser dans le débat public non seulement en Premier ministre, mais aussi en intellectuel. D’où le choix, apparemment paradoxal, du format présenté par Laurent Ruquier, émission de divertissement dans la forme, mais qui, dans le fond, est la seule où l’on parle au grand public des choses de la vie des idées, des arts et des lettres. Or, quand un politique s’oblige à cet exercice, qui est destiné à le placer dans une orbite de temps long, c’est qu’il nourrit une autre ambition que de s’adresser à un certain public, le temps d’une soirée.

Manuel Valls, en bon communicant, avait bien verrouillé son affaire. Comme il était prévisible que Léa Salamé et Yann Moix, les moralistes de l’émission, décideraient de porter le fer sur les questions du moment (le chômage fut abordé en fin d’entretien, à peine trois minutes, comme une thématique anecdotique obligée de fin de grand oral) le Premier ministre avait travaillé son argumentaire. Il ne fut question que d’identité et de morale, le tout tournant autour des débats du moment: déchéance de nationalité, double nationalité, fait religieux, antisémitisme, terrorisme, identité de la France, Christianisme, Islam, Dieu… (A cette différence près que Yann Moix n’a pas la concision d’un Chancel, « Et Dieu dans tout cela ? » et qu’il lui faut citer Clemenceau et Nietzsche durant cinq minutes avant de toucher au but).

Ainsi interrogé, Manuel Valls ne pouvait pas être mis en difficulté

C’est en intellectuel affranchi de la tutelle politique de François Hollande (la déchéance de nationalité, c’est son idée) et visant à concurrencer Emmanuel Macron sur le terrain de la pensée et des idées, que Manuel Valls s’est ainsi posé, tout au long de sa prestation, objectivement aidé par les deux chroniqueurs de Laurent Ruquier, empêtrés dans leurs considérations morales, ce qui les a conduits à ne pas poser les bonnes questions politiques.

C’est une jolie posture que de proclamer que « la déchéance de nationalité, c’est mal », comme l’a fait Léa Salamé, c’en est une autre que de ne pas poser les bonnes questions au Premier ministre en quête de majorité sur son projet de révision constitutionnelle: êtes-vous devenu le fusible de François Hollande? Quel effet cela fait-il d’être approuvé par le FN et désapprouvé par des socialistes? 

C’est un genre que de se coiffer d’une Kippa de manière ostensible (et un rien démagogique?) pour interpeller le Premier ministre sur la montée perceptible de l’antisémitisme, comme s’y est risqué Yann Moix, c’en est un autre que de ne pas poser la bonne question sur le sujet: à quoi sert l’école de la République si elle n’est plus capable de former des esprits libres et émancipés insensibles à l’antisémitisme?

Ainsi interrogé, Manuel Valls ne pouvait pas être mis en difficulté. Une heure et demie durant, il a pu ainsi développer un discours de culture générale, rodé et préparé, qui n’avait pour autre but que de le poser en intellectuel engagé en politique, le tout dans une émission généraliste et divertissante, évitant ainsi l’écueil qui aurait pu être de se présenter chez Frédéric Taddéi, dans Ce soir ou jamais, face à d’authentiques intellectuels. En contemplant l’émission de Ruquier, on se prenait à imaginer Manuel Valls confronté à un Geoffroy de Lagasnerie, intellectuel emblématique de la nouvelle gauche morale extrême. A n’en pas douter, l’exercice serait plus instructif que de voir le chef du gouvernement interpellé par un Balavoine low-cost, rôle dévolu dans le cadre d’ONPC à un humoriste inventé et lancé par Laurent Ruquier, Jérémy Ferrari.

Les trois piliers de ONPC ne pouvaient pas traiter Manuel Valls comme ils s’y étaient amusés la semaine précédente avec Lydia Guirous. Il leur aurait été aussitôt reproché de se comporter en meute dressée pour achever les invités dans une émission de divertissement. Mais il fallait quand même un méchant, qui cause un peu d’écho, pour orchestrer un petit buzz entre l’enregistrement et la diffusion de l’émission. Va pour l’humoriste jeune et grande gueule qui sait faire un peu de bruit et que l’on installe là dans ce but. Un peu comme les tenanciers de la Télé Giscard de 1980 s’y étaient pris, de facto, pour instrumentaliser Balavoine contre Mitterrand… Sauf que Balavoine, question charisme, c’était autre chose…

Concepts politiques et historiques

Finalement, tout bien considéré, le format de l’émission était bel et bien taillé pour la stature de Valls. Sauf que, comme souvent en télévision, le coup de Jarnac est venu de là où l’on ne l’attendait pas.

Le problème de Manuel Valls, c’est lui-même. Surtout quand il se hasarde sur des territoires inconnus de lui. L’intellectuel Valls a paru parfois à la peine dans le maniement des concepts politiques et historiques. La France, « nation chrétienne » est un oxymore qui doit écorner bien des oreilles républicaines, radicales et socialistes, pour qui la Nation est d’abord une création de la philosophie des Lumières, rassemblement de citoyens libres qui  reconnaissent avant tout la liberté de conscience. La Nation, ce n’est pas le pays. De même, quand le Premier ministre se risque à citer Marc Bloch pour définir ce que c’est d’être français, il commet une triple faute.

Et d’une, il ne cite pas correctement Bloch « N’est pas français tout à fait, celui qui ne pleure pas pour le sacre de Reims et ne pleure pas non plus pour la fête de la fraternité de la Convention au moment de la Révolution française » dit le Premier ministre, au lieu de : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France: ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération ».

Et de deux, Manuel Valls paraît fâché avec l’histoire. La « Fête de la Fraternité » est en réalité la Fête de la Fédération, et elle s’est tenue le 14 juillet 1790, afin de célébrer la réconciliation nationale, soit deux ans avant l’installation de la Convention…

Et de trois, il est patent que Manuel Valls ignore que cette sentence de Marc Bloch avait pour but de célébrer les masses populaires du Front populaire, méprisées par la bourgeoisie dominante des années 30, ce qui n’a rien à voir avec la définition de l’identité française. Notons cependant que le Premier ministre n’est pas le seul à se méprendre sur le sens et la portée de la citation de Marc Bloch, Marion Maréchal-Le Pen s’y est cassé les dents récemment.

Quoi qu’il en soit, sur le plateau de ONPC, ce décalage entre la posture générale de Manuel Valls et son habitus n’a pas échappé à Jean d’Ormesson qui, bien avant ce pénible passage pour le Premier ministre, l’avait déjà démasqué, pour la plus grande édification des téléspectateurs.

Jean d’O est un Talleyrand contemporain, pour qui un plateau de télévision est l’héritier de l’époque du défunt salon de l’Ancien régime où sévissaient les beaux esprits, une place où l’on moque tout en faisant semblant de flatter. « Nous sommes au Collège de France », « Je dois dire que j’ai écouté avec le plus vif intérêt Monsieur le Premier ministre », « Vous avez un grand talent, et je vous assure que je me sens très proche de vous », « Je ne veux pas vous insulter, mais vous vous êtes droitisé »… C’est toujours comme ça avec les aristocrates. Quand il vous disent: « s’il vous plaît, j’ai eu plaisir à notre conversation », il faut entendre: « vous m’ennuyez, nous ne sommes pas du même monde ».

Terrible Jean d’Ormesson, qui a signifié en grand seigneur à Manuel Valls qu’il ne serait pas à François Hollande ce que fut Georges Pompidou au général de Gaulle, un prétendant à la succession qui est aussi, un intellectuel. Valls citant Bloch chez Ruquier, ce n’était pas Pompidou citant Eluard en fin de conférence de presse à l’Elysée.

Terrible Jean d’Ormesson, arme de destruction massive d’opération de communication poussive.

 

Source Article from http://www.challenges.fr/politique/20160117.CHA4010/quand-jean-d-ormesson-detruit-la-communication-de-manuel-valls-a-onpc.html
Source : Gros plan – Google Actualités

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